Il y a quelques mois, j’ai écrit ici « Ne faites pas de team building ». Je m’attendais à des tomates. J’ai surtout reçu une question, toujours la même : « D’accord, mais on fait quoi à la place ? »

Voici ma réponse.

Ce que le team building classique ne règle pas

Je n’ai rien contre le karting ni contre l’escape game. On y passe un bon moment, et un bon moment entre collègues n’a jamais fait de mal à personne.

Le problème vient de ce qu’on en attend. On organise une journée de loisir en espérant qu’elle améliore la façon dont l’équipe travaille. Or le lundi matin, les réunions sont les mêmes, les non-dits aussi, et le dossier qui fâche est toujours sur la table. L’équipe a partagé une activité, elle n’a rien appris sur sa manière de travailler ensemble.

L’alternative : résoudre ensemble un vrai sujet

Ce que je propose aux équipes tient en une phrase : prendre un sujet qui compte vraiment pour elles et le traiter ensemble, avec une autre méthode que celle des réunions habituelles.

Un vrai sujet, c’est une question à laquelle l’équipe doit de toute façon répondre : comment lancer cette offre, comment mieux travailler avec le service d’à côté, que faire de ce projet qui n’avance plus. Le sujet vient de vous, pas d’un catalogue d’activités.

La cohésion arrive ensuite, comme une conséquence. Je l’écrivais dans le premier article : la cohésion, ce n’est pas faire quelque chose ensemble, c’est réussir quelque chose ensemble.

Votre équipe travaille-t-elle vraiment ensemble, ou seulement côte à côte ?

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Comment se déroule un atelier

Chaque atelier est construit pour l’équipe qui le vit, mais la trame reste presque toujours la même.

  1. On choisit le sujet avec le manager. En amont, nous formulons ensemble la question à traiter. Elle doit être réelle et à la portée de l’équipe.
  2. On ouvre. Avec des techniques de créativité, l’équipe produit beaucoup d’idées, y compris celles qu’on n’ose pas dire en réunion. C’est le moment où l’on rit le plus, et où les plus discrets prennent la parole.
  3. On choisit. L’équipe trie et sélectionne elle-même ses idées, avec des critères clairs. La décision ne revient pas à celui qui parle le plus fort.
  4. On s’engage. Tout le monde repart avec un plan : qui fait quoi, et pour quand.

Ce que l’équipe en retire

D’abord des idées concrètes sur un sujet qui attendait, et un plan pour les mettre en œuvre. C’est ce qui justifie la journée auprès de la direction.

Ensuite une expérience commune d’un autre genre. Les participants ont vu leurs collègues réfléchir, proposer, parfois changer d’avis. Ils ont découvert des talents qu’ils ne soupçonnaient pas chez la personne du bureau d’en face. Et ils ont réussi quelque chose ensemble, ce qui dure plus longtemps qu’une photo de podium sur le fil WhatsApp.

Enfin une méthode. L’équipe a appris à produire des idées et à décider à plusieurs, et elle peut s’en resservir sans moi.

Pour quelles équipes, et à quel moment

Ce format convient bien à trois situations :

  • un séminaire annuel dont on veut qu’il serve à quelque chose ;
  • l’arrivée d’un nouveau manager, ou une équipe qui vient d’être réorganisée ;
  • un projet à lancer ou à relancer.

Il convient moins si l’objectif est seulement de se détendre. Dans ce cas, réservez le karting. Les deux se combinent d’ailleurs très bien : l’atelier dans la journée, le loisir le soir.

Et le budget ?

Un atelier demande plus de préparation qu’une activité de loisir, puisqu’il est construit autour de votre sujet. En contrepartie, vous repartez avec un résultat de travail. Papaya Consulting est certifié Qualiopi et ISO 9001, et 97 % de nos stagiaires se déclarent satisfaits. Selon votre situation, l’atelier peut s’inscrire dans une action de formation.

Envie d’essayer autre chose ?

Dites-moi en quelques lignes quel sujet occupe votre équipe en ce moment. Je vous réponds avec une proposition de format.

Pour voir avec qui nous travaillons déjà : nos références.